Hachette Astrologie, la nouvelle astrologie par Didier Colin

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Didier Colin

Introduction à la Nouvelle Astrologie

« La psychologie ne fait pas de difficulté à tenir l'astrologie pour assurée, car cette discipline représente la somme de toutes les connaissances psychologiques de l'Antiquité. »

Carl Gustav Jung

La pratique de l’astrologie repose sur un postulat. Pour établir une carte du ciel, dite communément « thème astral » ou
« thème natal », l’astrologue se réfère aux coordonnées de naissance d’une personne, ses heure, jour, mois, année et lieu de naissance. En d’autres termes, il part du principe que, à l’instant de sa naissance, l’enfant porte inscrites en lui toutes les marques de sa personnalité que, plus tard, la psychologie réduira à des réflexes comportementaux acquis en réaction à son environnement familial, relationnel, social, géographique.

Ce qui distingue l’astrologie de la psychologie, c’est que, du point de vue de l’astrologue, à l’instant de la naissance d’un être, les signes et les marques de son environnement, les réflexes comportementaux qu’il va adopter sont déjà établis, et lisibles, avant même qu’il ait parlé et ne se soit exprimé et manifesté dans l’univers des relations familiales et sociales. Tout se passe comme si le contexte dans lequel il évolue, les événements, les situations, les circonstances qu’il va rencontrer au fil de sa vie n’étaient que des prétextes, des supports à l’expression de sa personnalité. Toujours du point de vue de l’astrologue, l’être en question n’est pas le produit de son environnement.

À l’inverse, tout ce qui se produit dans son environnement, toutes les expériences qu’il vit constituent autant de signes révélateurs pouvant l’aider à prendre conscience de lui-même, à devenir lui-même. À l’état de veille ou de rêve, il influe sur les événements, sur les circonstances de sa vie et sur son contexte. On peut comprendre à quel point un tel raisonnement peut susciter d’hostilité de la part de ceux qui croient dur comme fer que l’être humain exerce, quoi qu’il arrive, son libre arbitre. En réalité, du point de vue de l’astrologue une fois encore, il ne peut l’exercer tant qu’il reste dupe de lui-même.

Les objections faites à propos de l’astrologie telle qu’elle est traitée et semble appréhendée en France, d’une manière trop superficielle, nous pourrions tout aussi bien les faire en Chine, en Russie, en Inde, aux États-Unis ou ailleurs.
En France notamment, elle apparaît dans les rubriques « Détente » et « Loisirs » des magazines. On ne prend plus l’astrologie au sérieux. Il ne s’agit pas d’un malaise typiquement français, mais d’une espèce d’obscurantisme spirituel, d’ignorance universelle résultant d’une civilisation industrielle et technologique, bien trop matérialiste. Trop de lumière aveugle. Trop de conscience obscurcit la conscience.

Quelle que soit notre terre natale, de nos jours, nous conjuguons le verbe « avoir » au détriment du verbe « être ». Plus exactement, nous voulons croire que nous ne pouvons pas être sans avoir, sans posséder, que le bien-être et le bonheur se trouvent en dehors de nous, dans le monde extérieur, et qu’il est possible de l’acquérir, de le posséder. Le bonheur ne s’achète pas. Il se trouve au fond de nous, et s’obtient éventuellement au bout d’une quête solitaire dont chacun de nous peut se révéler le héros.
Les Français, les Américains et tous les autres peuples du monde contemporain veulent bien s’intéresser à l’astrologie pour peu qu’elle les rassure, les conforte et les réconforte, les aide à mieux profiter des biens de ce monde. Nous voulons tellement croire aux lendemains qui chantent, à la providence des astres, aux bonnes influences extérieures ! Nous voulons d’autant plus y croire que nous vivons dans l’ignorance de nous-mêmes, submergés que nous sommes d’informations issues d’un monde chaotique, à feu et à sang, notre monde, devenu une sorte de gigantesque fantasme médiatique.

Pour ma part, j’aborde l’astrologie sous l’angle de la connaissance. J’ai observé qu’en expliquant d’où vient l’astrologie, comment cette science est née dans l’esprit inventif de nos ancêtres, comment, selon eux, il était impensable, déraisonnable, inutile de prévoir quelque événement que ce soit si l’on ne se donnait pas les moyens de l’anticiper, en étant ainsi plus pédagogue que devin, je suscitais toujours l’attention et l’intérêt de mes interlocuteurs.
En suivant un tel cheminement de pensée, je m’efforce de transmettre des informations utiles à la connaissance de soi, pouvant aider l’autre à comprendre que la seule fatalité qui soit en ce monde est qu’on ne peut échapper à soi-même. On peut toujours donner le change, jouer un ou des rôles comme le font les comédiens de théâtre, mais, quoi qu’on fasse, on reste soi-même.
Les signes et les clés de notre destinée sont inscrits à l’intérieur et à l’extérieur de nous, dans notre âme et dans le ciel, dans notre chair et dans la terre. Nous faisons corps avec ce monde qui fait corps avec nous. En lisant la carte du ciel ou le thème astral d’un être, l’astrologue ne fait rien d’autre qu’interpréter ses signes et ses clés coïncidant avec un instant unique de l’univers manifesté. Qu’il se réfère à une grille de lecture ne correspondant pas aux exactes données astronomiques ne présente aucun inconvénient, ne révèle aucune défaillance du grand art mis au point et pratiqué pas les astrologues de l’Antiquité, et ne saurait interférer sur sa lecture de la grille du zodiaque.
Au-delà des apparences, des préoccupations matérielles, des considérations mesquines, des faiblesses et des négligences dont nous cherchons tous à nous détourner en attendant des jours meilleurs, des lendemains qui chantent, nous savons bien, au fond, que nous pouvons trouver plus qu’un peu d’avenir dans l’astrologie. Elle peut nous aider à mieux appréhender notre conscience du monde extérieur et celle que nous avons de nous-mêmes, à plonger dans les profondeurs de notre être.

Nous sommes les magiciens de notre vie. Dès lors que nous nous efforçons, non pas de changer — ce qui est totalement illusoire, le destin de tout être ici-bas étant précisément de ne pouvoir échapper à lui-même —, mais de nous transformer en profondeur, d’exploiter tous les facteurs, paramètres, atouts et handicaps dont notre personnalité est constituée pour nous comporter et agir autrement, alors nous pouvons aussi transformer notre vie, la rendre plus agréable, plus sereine.

Cela implique de ne pas nous mentir à nous-mêmes, ou du moins de nous mentir le moins possible. Pour y parvenir, le temps d’une vie n’y suffit peut-être pas, du moins pas toujours, mais quoi qu’il en soit, la grille de lecture du zodiaque peut nous y aider.

En voici les clés. À vous d’ouvrir les portes de cet univers qui est l’exact reflet de ce que vous êtes. Il vous plongera dans votre propre univers intérieur, au risque de vous délester de cette conception trop matérialiste du monde contemporain dont vous pourrez alors vous rendre compte qu’elle vous blesse, vous angoisse, vous retient ou vous empêche d’être vous-même.

Didier Colin

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